La législation répressive en Algérie a atteint un stade d'inflation démesurée. Rares sont les textes de loi en vigueur qui ne contiennent pas de dispositions pénales, au point que les pénalistes chevronnés ne s'y retrouvent pas. Les raisons de cette expansion sont diverses et multiples, parmi lesquelles l'idée incontestablement profonde dans la pensée juridique que la loi ne peut être que de caractère coercitif, condition sine qua non pour garantir le respect des dispositions légales. Une loi sans sanction est une contradiction in se, un feu qui ne brûle pas, une lumière qui n'éclaire pas, dit-on.
L'expérience socialiste post indépendance avait poussé le jeune État algérien à développer un corpus répressif important pour sauvegarder les acquis de la révolution socialiste. Par l'effet conjugué de (...)