L'exemple suivant illustre cette problématique.
Une personne a été placée en garde à vue et dans le cadre de celle-ci il a été procédé à une perquisition.
Lors de cette perquisition, des indices d'une infraction en train de se commettre ont été découverts, il a été procédé à une saisie incidente, une enquête de flagrance a été ouverte, la personne a été brièvement entendue sur cette saisie mais n'a pas immédiatement été placée en garde à vue pour ces nouveaux faits.
Une nouvelle garde à vue a été ouverte seulement 10 heures plus tard.
Lors de la brève audition libre pratiquée le suspect a reconnu les faits qui lui étaient reprochés. L'ensemble des actes ayant suivi cette audition avait logiquement pour support celle-ci (nouvelle perquisition, auditions de témoins, auditions des victimes...).
Est ce que ces actes, ainsi que l'intégralité de la nouvelle procédure, devaient être annulés en considérant que la personne ne pouvait être entendue dans le cadre d'une audition libre, mais uniquement dans le cadre d'une nouvelle garde à vue ?
Plus largement, la loi du 14 avril 2011 remet-elle en cause la pratique consistant à entendre sous le régime de l'audition libre une personne placée en garde à vue pour des infractions dites initiales (...)