Lors de son assemblée générale du 23 septembre dernier, le C.N.B. a voté l'accès à la profession d'avocat, pour les assistants parlementaires, par la passerelle prévue aux articles 98 et 99 du décret n° 91-1197 du 27 novembre 1991. Ne serait-il pas légitime d'ouvrir cet accès dérogatoire aux conciliateurs de justice qui acquièrent dans l'exercice de leur mission certaines compétences similaires à celles des avocats (1) ? Bien entendu cette voie d'accès dérogatoire à la profession d'avocat serait subordonnée à des conditions de diplôme et d'expérience juridique (2). Enfin, l'intégration directe des conciliateurs qui le souhaitent à la profession d'avocat, permettrait, outre une reconnaissance de leur travail, d'attirer de nouveaux candidats juristes à cette fonction en la rendant plus attractive (3).
1/ L'acquisition par le conciliateur de compétences juridiques proches de celles des avocats : Les conciliateurs acquièrent dans l'exercice de leur fonction des compétences juridiques reconnues (...)