Dans un arrêt rendu le 22 décembre 2010, la Cour de justice de l'Union Européenne (ci-après « CJUE ») a répondu : une interface est protégeable (décision disponible uniquement en version anglaise).
La solution n'est pas nouvelle en soi : les juridictions françaises l'avaient d'ores et déjà admise (cass. crim., 21 juin 2000, n°99-85.154 ; cass. 1ère civ., 27 avril 2004, n°99-18.464).
L'originalité de la décision tient au fondement juridique de la protection de l'interface.
En l'espèce, une association tchèque pour la protection des logiciels (BSA) réclamait la protection des interfaces graphiques par le droit d'auteur spécifique aux logiciels. Issue de la directive (...)